Le corps humain est une véritable usine biologique, d'une complexité et d'une précision fascinantes. Pour fonctionner de manière optimale, il a besoin que chaque élément soit en place et bien entretenu.
La structure de base : le squelette
La structure de base de cette « usine » est le squelette : 206 os chez l'adulte, qui supportent le corps, protègent les organes internes et permettent le mouvement grâce aux articulations.
Les murs protecteurs
Autour de cette charpente, le corps dispose de « murs » protecteurs : les muscles, la peau et les tissus de soutien. La peau, par exemple, représente environ 16 % du poids corporel total et agit comme une barrière contre les infections, régule la température et participe à la synthèse de vitamine D. Les muscles, quant à eux, constituent près de 40 % de la masse corporelle et sont essentiels pour le mouvement, la posture et même la production de chaleur.
Le système de commandement : le cerveau
Pour que cette machinerie fonctionne, il faut un système de commandement et de coordination : le cerveau. Ce dernier, qui ne représente que 2 % du poids corporel, consomme pourtant environ 20 % de l'énergie totale de l'organisme au repos. Il contrôle chaque mouvement, chaque pensée, chaque réaction et assure la communication entre les différents organes via le système nerveux et les neurotransmetteurs.
La machinerie interne : les organes vitaux
Le corps dépend également de plusieurs organes vitaux qui forment sa « machinerie interne » :
- Le cœur, une pompe qui bat en moyenne 100 000 fois par jour et envoie environ 7 500 litres de sang à travers le corps quotidiennement.
- Les poumons, capables d'échanger près de 250 ml d'oxygène à chaque respiration et de traiter environ 10 000 litres d'air par jour chez un adulte en bonne santé.
- Le foie, qui assure plus de 500 fonctions métaboliques différentes, dont la détoxification, la synthèse des protéines et la production de bile.
- Les reins, qui filtrent environ 50 litres de sang par jour pour produire 1 à 2 litres d'urine, maintenant ainsi l'équilibre hydrique et électrolytique du corps.
- L'estomac et les intestins, qui transforment la nourriture en nutriments essentiels et en énergie.
Tous ces systèmes ont un point commun fondamental : ils dépendent d'un apport suffisant en oxygène et d'une alimentation équilibrée. Sans oxygène, les cellules commencent à mourir au bout de quelques minutes ; sans nutriments, le corps ne peut produire l'énergie nécessaire à ses fonctions vitales.
Une alimentation riche en vitamines, minéraux, protéines et fibres est essentielle pour maintenir la santé des os, des muscles, du cerveau et des organes internes. Par exemple, le calcium et la vitamine D sont indispensables à la solidité du squelette, tandis que les acides gras oméga-3 favorisent la santé cérébrale et cardiovasculaire.
Mais au cœur de tout cela, un facteur clé reste incontournable : une alimentation de qualité et un apport en oxygène suffisant sont indispensables pour que cette merveilleuse machine continue de tourner parfaitement.
Alimentation, qualité de vie et longévité : Ce qu'en disait Hippocrate
"Que ton alimentation soit ton seul médicament"
— Hippocrate (460-370 av. J.-C.)
Le père de la médecine, Hippocrate (460-370 av. J.-C.), affirmait cette maxime, vieille de plus de 2 400 ans, qui souligne l'importance cruciale de ce que nous mettons dans notre assiette. Bien qu'Hippocrate soit le plus célèbre à avoir prôné une alimentation équilibrée pour préserver la santé, il n'était pas seul dans cette conviction : de nombreux sages et praticiens à travers les siècles ont reconnu le lien entre régime alimentaire et bien-être.
Les études modernes
Cette idée a été revisitée à l'époque moderne par Sally DeVore et Thelma White. En 1977, ces deux conseillères en nutrition publient The Appetites of Man, une étude sur les habitudes alimentaires de neuf populations réparties dans le monde : Chinois, Japonais, Touaregs, Amérindiens, et d'autres. Leur analyse révèle un point commun frappant : malgré des cultures et des géographies différentes, ces populations partageaient des régimes équilibrés, riches en légumes, fruits, fibres et produits naturels, tout en limitant la consommation de viandes et de produits transformés. Ces habitudes alimentaires expliqueraient en grande partie leur excellente santé générale et leur longévité relative.
Les données scientifiques récentes
Les données scientifiques récentes confirment ces observations empiriques. En 2022, des chercheurs de l'Université d'Oslo ont publié dans Nature Food une méta-analyse de plusieurs cohortes internationales. Leurs résultats sont frappants : adopter une alimentation optimale dès l'âge de 20 ans (qui soit riche en fruits, légumes, céréales complètes, noix et légumineuses, et pauvre en viandes rouges et transformées) pourrait augmenter l'espérance de vie de jusqu'à 13 ans pour les femmes et 10 ans pour les hommes, comparé à un régime occidental typique.
Ces études mettent en lumière une vérité simple mais puissante : nos choix alimentaires influencent directement notre santé et notre longévité. Manger équilibré n'est pas seulement une question de forme physique ou d'esthétique, c'est un investissement sur plusieurs décennies de vie en meilleure santé. Commencer tôt, dès l'âge adulte, maximise les bénéfices et offre une protection durable contre les maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers.
En résumé, du monde antique à la recherche scientifique moderne, le message est clair : bien manger, c'est se donner les meilleures chances de vivre plus longtemps et en meilleure santé.
La FAO et l'OMS tirent la sonnette d'alarme !
Les rapports de la FAO et de l'OMS confirment une explosion des maladies non transmissibles (MNT), responsables de 41 millions de décès par an dans le monde, soit 74% des morts prématurées.
Ces pathologies chroniques, où l'alimentation joue un rôle déterminant, incluent :
- L'obésité (touchant 1 milliard de personnes en 2022)
- Le diabète de type 2 (422 millions de cas)
- L'hypertension artérielle (1,28 milliard d'adultes)
- Les maladies cardiovasculaires, qui causent près de la moitié des AVC et infarctus
Les causes de cette épidémie
Cette épidémie résulte de la transition nutritionnelle mondiale : surconsommation d'aliments ultra-transformés (trop gras, sucrés, salés), sédentarité et perte de diversité alimentaire. Selon le SOFI 2025 de la FAO, seulement un tiers des enfants de 6-23 mois et deux tiers des femmes en âge de procréer atteignent une diversité alimentaire minimale, tandis que 2,6 milliards de personnes ne peuvent pas s'offrir une alimentation saine en 2024. L'anémie touche désormais 30,7% des femmes de 15-49 ans, avec une stagnation ou détérioration régionale.
MONASANTE vous accompagne
MONASANTE accompagne femmes, hommes, praticiens de santé et pouvoirs publics dans cette lutte. Grâce à un coaching personnalisé en nutrition et bien-être, nous aidons à adopter des habitudes durables face à ces défis publics complexes. Rejoignez-nous pour transformer ces statistiques en victoires personnelles !